CSN-bandeau-lycee-02.jpg

L'enseignement d'exploration de littérature et société en 2016-17 

LES NAYAIS PARLENT AUX NAYAIS

Temps forts du projet

  • rencontres d'historiens : André Narritsens , auteur d'un ouvrage sur la résistance en pays de Nay et Claude Laharie, spécialiste du camp de Gurs

  • visite des archives départementales : documents de la deuxième guerre

  • visite guidée de la ville de Nay avec André Narritsens

  • création de fiches biographiques de justes et de résistants

  • écriture de lettres , discours , panégyriques autour de ces personnalités

  • travail avec une comédienne professionnelle sur la mise en voix en corps et en espace

  • soirée de lecture de ces productions pour les familles et personnalités invitées 

 Compte rendu Littérature et société
par Samuel Escudé 
Visite guidée de la ville de Nay avec André Narritsens

Le lundi 14 novembre 2016 ; nous avons parcouru la ville de Nay avec l'historien André Narritsens , en nous arrêtant dans les lieux où des actes de résistances ont été faits entre 1939-1945. En effet, nous sommes partis du Lycée Paul Rey puis nous sommes allés au centre de Nay en passant par le pont, puis nous avons fait le tour de l'usine Berchon pour enfin rentrer par la gendarmerie.  

La première étape de notre visite n'était en fait qu'à quelques pas du lycée. André Narritsens nous a donc appris que contre un mur en pierre qui était au premier coup d’œil sans importance, deux personnes se sont faites exécuter par des Allemands, un résistant et un citoyen complètement innocent. Notre guide nous a alors dit que, malgré les protestations du résistant au sujet de l'innocence du citoyen, les occupants l'avaient quand même tué sans rien vouloir écouter.

 Notre deuxième arrêt fut sur la petite placette devant le pont de Nay où deux résistants furent aussi tués, mais André nous a aussi expliqué qu'à l'époque il n'y avait pas de rambardes comme aujourd'hui sur le pont, mais un grand mur en pierre à hauteur d'Homme. Ainsi les Allemands ou résistants pouvaient se cacher et se protéger lors des fusillades. Nous apprîmes aussi que ce mur avait été détruit et que les pierres avaient servi pour construire l’amphithéâtre de Nay.

 Notre troisième arrêt fut devant la mairie où Mr Narritsens nous expliqua la vie des ouvriers nayais et la politique de Nay avant et pendant la Grande Guerre. Ainsi nous avons appris que les ouvriers nayais avaient déjà essayé de créer des syndicats mais ceux-ci furent vite arrêtés par la mairie qui était très conservatrice et qui n'était pas forcément d'accord avec les idées du Front Populaire. Mais à partir de 1927 c'est un gouvernement de gauche qui est élu à la mairie de Nay, il fait donc évoluer les choses en construisant des douches collectives et un fronton. Mais quand le régime de Vichy fut mis en place, il remplaça les élus par des partisans qui renommèrent les rues et les places de Nay et qui aidèrent plus tard à faire la purge des juifs étrangers dans la plaine de Nay.

 Notre  arrêt suivant fut devant la caserne de pompiers ou plutôt devant l'usine Berchon et devant un des canaux dévié du gave de Pau. M. Narritsens nous apprit que cette usine où l'on faisait de la métallurgie, fut créée par des Parisiens, et servit de quartier général de la résistance dans Nay, par les ouvriers.

 Un de nos derniers arrêts :  le petit pont à proximité du skate-parc.

Ici M. Narritsens nous a raconté une expédition par les résistants, dans Nay pour se fournir en armes. Déjà il faut savoir que la résistance de Nay s'est déplacée et installée dans les montagnes où des résistants ont créé comme un petit village pour se cacher et protéger des gens qui étaient recherchés. Mais comme il avaient besoin d'armes à feu, un petit groupe partit vers Nay, en 1944, où un informateur leur avait appris qu'un stock d'armes avait été installé dans la gendarmerie.Ils sont donc descendus jusqu'à Nay et là, ils ont fait une double diversion : la première provoquait un incendie dans Nay et la deuxième attirait les Allemands et gendarmes ailleurs. Ensuite, nos résistants partirent  en direction de la gendarmerie. Ils y arrivèrent sans problème mais une fois à l’intérieur, ils se rendirent compte qu'une sentinelle était restée, une fusillade éclata et le gendarme fut tué. Puis ils se rendirent compte, en fouillant, qu'il n'y avait pas de stock d'armes. Ils repartirent  mais sur le pont les soldats allemands et les gendarmes les attendaient et une autre fusillade éclata: deux résistants moururent et un fut blessé. Toute cette expédition pour rien … Deux femmes furent furent également tuées dans la fusillade.

Merci d'avoir lu ce compte rendu de la visite de Nay avec André Narritsens et notre classe de Littérature et Société.

Samuel Escudé-Quillet 2°3